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     Récit de Stéphane :

Après un voyage un peu mouvementé par les étourderies et petite panne d’oreiller de certains ainsi que par une route fermée, nous sommes arrivés à Epernay 30’ avant le départ.

Dans la précipitation, au lieu d’épingler mon dossard à mon tee-shirt j’accroche une feuille blanche avec mon nom et N° de dossard ! Ouf, grâce à Stéphanie qui me fait remarquer que cette feuille est en fait l’enveloppe contenant le fameux dossard je suis rassuré….

La course commence bien, faisant route avec JF, puis Stéphanie avant de croiser Jean Noel puis Xavier. Le paysage sous le soleil de novembre est très sympa. Une sparnatrail sans boue n’existant pas, nous crottons quand même bien nos chaussures.

Vers le 42ème je fais la course avec 2 lorrains forts sympathiques pour en terminer en 6h46’.

 

Bravo à toutes et tous pour cette belle épreuve que vous avons tous bien terminé.

 

Les photos

 

 

  Pour les métropolitains, c'est la diagonale des fous. Mais ici à La Réunion, c'est le grand raid. L’épreuve suscite un engouement sans pareil sur l'île. Tout le monde attend son retour chaque année.

 L’idée de participer à cette épreuve met venu depuis un moment.

Pour mes Quarante ans j’avais couru le marathon de New-York avec un enthousiasme exceptionnel. Dès lors que pouvais-je faire de plus grand, de plus exceptionnel pour ma prochaine dizaine : une seul réponse s’est imposée: la diagonale des fous...

Waouh ! J'ai visé haut !

 L orientations trail qui avait déjà été prise s’est faite sur de belles épreuves et notamment cinq participations aux TTN long et championnats de France trail avec une douzième place VH1.

 L’expérience s étant concrétisée. L’engagement à cette fameuse diagonale des fous a pu s effectuée, grâce à un repêchage favorable.

  Dès l’arrivée sur le sol réunionnais, nous sommes accueillis par le pot de bienvenue, au son des percussions et danse créoles. Des bénévoles nous informent de ce qui nous attend.

La veille du départ direction Saint Pierre sur la place de la mairie. Retrait des dossards de 7heures à 12 heures sous un soleil de plomb. Nous faisons la queue pendant 1heures 20, sur les différents postes. Retrait des sacs : 3. Un pour Cylaos, 65 km. J’y mettrais une tenue toute propre avec débardeur et tee shirt, marchons pour la soirée, pommade....

Le deuxième sac de Sans Souci idem, avec le fameux débardeur que l'on doit avoir au moins à l’avant dernier poste de ravitaillements, de façon à terminer avec + une paire de chaussures. Les Mafates 2, ça va bien avec l’endroit !

Le troisième sac sera pour l’arrivée au stade de la redoute, il me faut ici du chaud et comme dans chaque sac une serviette afin de repartir bien sec.

 Pour m imprégné de l’épreuve j'ai visionné pas mal de vidéos sur YouTube et bien souvent je voyais ce bouchon vers le 25 km durant 1heure 30.

  Je vais attraper froid, ça va pas le faire ça. 

  Pour éviter au mieux cela j'ai prévu de courir sensiblement plus vite jusqu'à ce point et surtout d arrivé tôt.

 La préparation, quant à elle s’est bien passé. Articulé sur du volume et du dénivelé de plus en plus présent. Axé sur une épreuve l UTTJ couru sur 2 jours le week-end du 14 juillet sur une distance de 114 km et 6400m de D +

 Tout au long de cette préparation, j'ai senti l’engouement de tous mes amis et camarades de club, de ma famille. Ce soutien a vraiment été massif. Je l’ai ressenti lors de mon entrée en sas et durant l’épreuve.

Il est inenvisageable que je ne sois pas à l’arrivée. Pour toutes ses personnes, pour ma compagne et moi et tous ses entraînements. La découverte de l’île va être grandiose pour moi qui est très proche de la nature. 

  Je rentre ainsi dans le sas 3heures 20 avant le départ.

Contrôle du sac, j'ai pris 2l de boissons faiblement glucose, sifflet, 2 frontales.... Tout est ok, sauf le dernier point 2 bandes strapp. Les miennes ne sont pas adhésives. Heureusement j’avais 10€, ils avaient prévu avec la vente de ses derniers. 2 x =8€.

On recontrôle une nouvelle fois le tout et ça passe. Ouf ! On stoppe le stress.

Isabelle n’a pas pu rentrer avec moi, ça va faire long pour elle. Je l’appelle pour la rassurer. Des petits sandwichs sont disponibles avec des boissons. On est bien choyé. Je m’assois ensuite à terre face à une grosse scène musicale où l’on joue du zouk, musique locale et coloré, ainsi qu’une chanson spécifique au grand raid : Bon courage. Je m’allonge sur les petits cailloux. Il y a un bon moment à attendre. Je n'ai jamais attendu autant. Je ferme les yeux, pensant à la nuit qui m’attend et ce que je vais vivre.